Archives de catégorie : Monde du travail

VENDREDI 14 AVRIL – 18H30 – « La fabrique du musulman » (Perpignan)

VENDREDI 14 AVRIL – 18H30 – « La fabrique du musulman »
Essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale

Conférence – Débat organisée par le Groupe Puig Antich de l’Organisation Anarchiste, vendredi 14 avril à 18H30 à la librairie « Infos ».

Nedjib Sidi Moussa, auteur de l’ouvrage éponyme, aux éditions Libertalia sera présent à Perpignan pour y présenter les thèses qu’il y développe et pour animer le débat qui ne manquera pas de suivre…
Nedjib est Docteur en science politique, Université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il est Chargé d’enseignement à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).

Groupe Anarchiste Puig Antich
Organisation Anarchiste
http://infosetanalyseslibertaires.org

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Le racisme anti-arabe ne date pas d’aujourd’hui. Il ne date pas du 11 septembre ni des récents attentats. Ce qui est nouveau en revanche, c’est l’importance, d’un côté de comme l’autre, du thème religieux.
La laïcité et la défense de la République contre l’islam servent souvent de prétexte à un recyclage du bon vieux racisme anti-immigrés et anti-maghrébins en particulier.
Du côté de ces derniers l’islam va souvent servir de marqueur identitaire, d’autant plus fort « qu’il » semble attaqué.
Le racisme et la réaction identitaire s’alimentent mutuellement et enferment chaque réalité dans des identités figées. Ne restent debout et ne face l’un de l’autre, que la République de la matraque et la« religion des opprimés ».
Face aux tentatives de fragmentation et de segmentation de la classe ouvrière, une partie de la gauche radicale en est venue à confondre la défense des musulmans contre le racisme d’État avec la défense de la religion en tant que telle.
Au nom de l’adage selon lequel les ennemis (ou présumés tels) de mes ennemis sont mes amis se sont ainsi forgées d’improbables alliances entre religieux et libertaires, gauchistes et frères musulmans.
Comme s’il suffisait de retourner le discours du pouvoir et de l’inverser, pour obtenir la vérité !
Comme si les religions avaient jamais fait bon ménage avec la révolution !
C’est en pensant à tous ceux et celles, athées, mécréants, libres-penseurs, qui se retrouvent ainsi privés de parole et d’existence sociale et politique, de tous ces « Musulmans » et « Musulmanes » présumés, ayant préféré la lutte des classes et la poursuite de la liberté à la quête des origines, et qui refusent de choisir entre la république de l’abjection et la religion de l’enfermement, que Nedjib Sidi Moussa a écrit La fabrique du musulman, qui éclaire d’une façon plus générale la manière dont le pouvoir instrumentalise les questions religieuses et identitaires afin de désamorcer toute perspective émancipatrice.

Tract distribué lors de la manifestation du 14 juin à Grenoble par l’#OA38

Pour le Communisme libertaire

Lutte sociale !

Les raisons de se révolter sont nombreuses et importantes. La précarité rythme le quotidien d’un grand nombre d’individus pendant que les riches s’empiffrent sans complexe. Et pourtant, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui sont persuadé-e-s qu’un monde meilleur est possible ! Aussi, la liaison Grenoble de l’Organisation Anarchiste convie toutes celles et tous ceux qui n’ont pas abdiqué, et qui pensent qu’il faut en finir une bonne fois pour toute avec les fausses solutions, les sempiternels recours illusoires à l’électoralisme, à reprendre avec elle, ensemble, le chemin de l’action directe, celle de la CGT des origines (1895), qui ne faisait pas du patronat un partenaire « privilégié ».

Grève générale !

L’Organisation Anarchiste (OA) est un regroupement de militant-e-s anarchistes présent à Toulouse, Saint-Gaudens, Auch, Orléans, Paris, Perpignan, Carcassonne et Grenoble. Autogestionnaire dans son principe, l’OA, regroupement de militant-e-s anarchistes, s’emploiera à développer, le plus largement possible, les grandes lignes de l’anarchisme militant.

Nos efforts de divulgation de ces idées généreuses, trop souvent méconnues et très souvent caricaturées, porteront entre autres choses sur l’anti-électoralisme, l’anti-étatisme, l’athéisme militant, l’antifascisme, l’anticapitalisme et l’anti-patriarcat. Le recours à la notion de « lutte des classes » et notre souci d’être présent-e-s au sein des luttes sociales et sociétales se feront non sans prendre soin de lutter dans le même temps contre les thèses postmodernes et contre les effets néfastes qu’elles produisent au sein des courants et organisations de contestation de l’ordre sociétal actuel.

L’OA sera à coup sûr le support des idées, informations et propositions qui s’opposent à toutes les formes de domination, d’exploitation et de pouvoir et à tout ce qui engendre l’exploitation et la misère. Dès à présent, celles et ceux qui seraient intéressé-e-s par notre démarche et qui voudraient participer, à nos côtés, à sa concrétisation, peuvent entrer en contact avec nous.

Organisation Anarchiste 38

Pour un 14 juin libertaire à Grenoble

La CNT-AIT 38, l’OA 38, la Rue Râle – FA (Vercors), le Groupe FA (Grenoble) et le CAG – organisations politiques et syndicales présentes en Isère se réclamant des idées libertaires et anarcho-syndicalistes – appellent les anarchistes, libertaires et sympathisants à un rassemblement libertaire le 14 juin à 13h45 (le rendez-vous sera proche de l’arrêt du tramway « Gare ») puis à rejoindre la manifestation organisée par l’intersyndicale locale contre la « Loi Travail » – juste à côté – pour 14h00.

Cette loi n’a qu’une seule finalité : libéraliser complètement le marché du travail en rendant faciles et pas chers les licenciements. La mobilisation actuelle doit permettre une lutte plus globale contre le capitalisme.

Pour les libertaires, la politique n’est pas dans les urnes mais dans la rue. Elle est l’affaire de toutes et tous et non d’une poignée d’oligarques.

Pour les libertaires, la lutte sociale est dans l’action directe, la grève et l’auto-organisation des travailleuses et travailleurs.

Pour les libertaires, tous les états sont policiers, qu’ils soient bourgeois ou ouvriers.

Ensemble, pensons et construisons la révolution sociale et libertaire !

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  • Collectif Anarchiste de Grenoble cag[at]riseup.net
  • Collectif Libertaire « La Rue Râle » – Fédération Anarchiste – laruerale[at]no-log.org
  • Confédération Nationale du Travail – AIT 38 – cnt.ait.grenoble[at]free.fr
  • Groupe de Grenoble de Fédération Anarchiste – grenoble[at]federation-anarchiste.org
  • Organisation Anarchiste 38 – grenoble.ial[at]gmail.com

Solidarité avec Antoine

Déclaration envoyée au Comité de soutien d’Antoine et à Alternative Libertaire.

Perpignan le 10 juin 2016

L’Organisation Anarchiste se joint à l’appel signé par de nombreuses et nombreux syndicalistes, universitaires, militant-e-s associatifs et politiques, artistes, et de nombreuses organisations.

Nous revendiquons l’extinction immédiate de la condamnation dont d’Antoine fait l’objet et l’arrêt de toute action susceptible ultérieurement d’être diligentée à son encontre… Comme l’ensemble des signataires du soutien à Antoine, l’Organisation Anarchiste revendique le rétablissement total d’Antoine dans ses droits.

Comme indiqué dans un article d’investigation de Médiapart, c’est à partir d’un dossier vide que l’accusation tente de réduire au silence un militant syndical, de surcroit militant libertaire et antifasciste.

Le procès qui s’est tenu le jeudi 9 juin à Lille et qui a condamné Antoine à 10 mois de prison avec sursis avec une mise à l’épreuve, est un procès politique qui démontre une fois encore le penchant de la « Justice » pour la criminalisation des mouvements de contestation.

L’Organisation Anarchiste mettra tous les moyens à sa disposition en termes d’entraide et de solidarité afin que le cas d’Antoine, au même titre que ceux de très nombreux manifestants arrêtés et condamnés, soit connu le plus largement possible.

Recevez chères et chers camardes nos salutations amicales et anarchistes.

L’Organisation Anarchiste

ANTOINE_OA

Avril 2016, Rien à négocier ! Tout à gagner !

La fin des haricots c’est pour les salarié-es, pas pour le MEDEF !

Dès les premières manifestations contre la Loi Travail le fond du problème a été clairement posé : sous couvert de modernisation du marché du travail c’est bien de précarisation généralisée qu’il s’agit. La Loi travail n’a qu’une seule finalité : libéraliser complètement le marché du travail en rendant faciles et pas chers les licenciements. Celles et ceux qui ont l’expérience des méthodes patronales en entreprise savent bien qu’il n’y a rien à négocier. Patronat et Gouvernement, bras dessus, bras dessous, s’entendent comme larrons en foire pour nous tondre ce qu’il nous reste de laine sur le dos.

Démocratie ?

C’est toujours la même rengaine : si on n’est pas d’accord c’est qu’on n’a pas compris. Ne pas être d’accord avec la toute puissance de l’économie de marché est considéré par la classe dirigeante comme l’expression d’une déviance pathologique voire d’une hérésie intolérable.

C’est ce modèle de société fondé sur l’inégalité politique et sociale que les gouvernements qui se succèdent défendent au nom d’une modernité derrière laquelle se cachent une ribambelle de profiteurs réactionnaires qui n’ont rien à envier aux privilégiés de l’ancien régime : les ci-devant que les petites gens devenus citoyen-nes avaient cru chasser pour toujours.

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Résister et contester pour construire d’autres futurs

Disons le sans détour, il y a urgence à résister en contestant l’ordre établi avec pour objectif la construction d’un monde nouveau. Lutter contre tous les discours identitaires, racistes, religieux, nationalistes, fascistes nous impose de nous engager autour des valeurs suivantes : l’égalité économique et sociale, la défense des droits des femmes, la défense de la laïcité, la dénonciation des discours nationalistes et xénophobes, la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous, la perspective d’une société débarrassée de tous les systèmes de domination…

Révolution !

Cette construction d’un autre futur ne passera pas par une primaire à gauche ou autre incantation désespérée. Faire de la politique autrement passe par encourager et développer la capacité d’auto-organisation des collectifs d’individu-es, qui se battent pour gagner le pouvoir de décision sur leurs vies. Cela nécessite de remplacer la représentation par la délégation à tous les niveaux de la vie sociale, dans les entreprises, dans les quartiers et les écoles.

Liaison Grenoble – Organisation Anarchiste

Pour tout contact : grenoble.ial@gmail.com

Expression publique : https://twitter.com/IAL_Grenoble

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Qui sommes-nous ?

L’Organisation Anarchiste (OA) est un regroupement de militant-e-s anarchistes présent à Toulouse, Saint-Gaudens, Auch, Orléans, Paris, Carcassonne et Grenoble. Nos efforts de divulgation de ces idées généreuses, trop souvent méconnues et très souvent caricaturées, portent entre autres choses sur l’anti-électoralisme, l’anti-étatisme, l’antifascisme, l’anticapitalisme, l’anti-patriarcat et l’athéisme. Dès à présent, celles et ceux qui seraient intéressé-e-s par notre démarche et qui voudraient participer au développement de l’OA peuvent entrer en contact avec nous.

Grenoble


Quand est-ce qu’on les arrêtera?

Un CDI pour l’état d’urgence

Depuis la mise en place de l’état d’urgence à la suite des attentats de novembre dernier, on se doutait bien que le gouvernement allait le prolonger. En attendant de légiférer pour renforcer encore plus les droits de police, l’État, son Président et son gouvernement ont obtenu sans avoir besoin de batailler le renouvellement des pouvoirs spéciaux votés par la représentation nationale. En distillant méthodiquement les injonctions patriotiques, les déclarations alarmantes pour entretenir la peur et les autojustifications visant à démontrer l’efficacité antiterroriste de l’état d’urgence, le chef de l’État et ses lieutenants ont conditionné l’opinion à l’acceptation massive de la mise entre parenthèse pour longtemps des libertés publiques ou plutôt de ce qu’il en restait…

Les expressions, somme toute raisonnables, dénonçant la prolongation des pouvoirs spéciaux comptent pour du beurre: elles ne pèsent rien devant le rouleau compresseur de l’État. Les bottes bien cirées, les chefs de guerre font leur boulot et en remettent une couche. Après deux CDD l’état d’urgence pourrait bien obtenir un CDI: la raison majeure invoquée pour la première prolongation, la persistance de la menace terroriste, sera toujours invocable et ce pour très longtemps.

La menace permanente du prochain attentat justifie tous les excès de l’État policier: fichage et flicage généralisés, propagande sécuritaire, bricolage de la constitution, enfumage avec le pseudo-débat sur les bi-nationaux, retour du contrôle aux frontières,…

La précarité généralisée pour les autres

Tract-articleToulousemars2016En même temps que nos gouvernants s’affairent à inscrire les pouvoirs spéciaux dans la durée, ils s’appliquent avec une grande détermination à placer les citoyen-nes de ce pays dans une situation de précarité généralisée. La dernière bombe lâchée par les rouleurs et rouleuses de mécanique qui nous gouvernent c’est la loi sur la réforme du code du travail. Celles et ceux qui ont l’expérience des méthodes patronales en entreprise ne doivent pas être surpris par la méthode mise en œuvre. C’est toujours la même façon de procéder: on nous annonce le pire (on ne sait jamais: ça pourrait passer), pour imposer un peu moins que le pire.

En l’occurrence il ne s’agit que de continuer l’œuvre de déconstruction entamée par les gouvernements de droite ou de gauche qui se succèdent aux affaires pour laisser toujours plus de liberté de manœuvre à ceux qui détiennent le pouvoir économique.

Pour mener à bien cette opération, tous les moyens sont bons et toutes les opportunités sont intéressantes. Le contexte post attentats fait partie de ces opportunités qui sont bonnes à prendre. Les chefs du gouvernement ne se privent pas en effet de pilonner l’opinion en nous expliquant que « nous sommes en guerre » et qu’il y a urgence à avancer à marche forcée vers la modernité du « 21ème siècle ». L’arrogance le dispute à la suffisance dans les discours des ministres qui ne tolèrent aucune contestation. Ceux ou celles qui osent exprimer des critiques sont immédiatement taxés d’immobilisme, d’archaïsme. Quant aux salarié-es qui luttent contre les plans de licenciement: à la moindre bousculade, à la moindre pression, c’est le tribunal et la prison qui se profilent.

Démocratie ?

Sur tous les projets c’est la même rengaine: si on n’est pas d’accord c’est qu’on n’a pas compris. Ne pas être d’accord avec la toute puissance de l’économie de marché est considéré par la classe dirigeante comme l’expression d’une déviance pathologique voire d’une hérésie intolérable. Car c’est bien d’une classe qu’il s’agit: celle des oligarques qui se partagent le pouvoir politique et économique. Un pour cent des habitants de la planète possède la moitié de ses richesses: cette statistique spectaculaire en dit long sur l’état du monde.

Une poignée d’oligarques, politiques, économiques et religieux tiennent le monde entre leur griffes et ne sont pas prêts de lâcher prise.

Les espoirs révolutionnaires nés au 19ème siècle ont été broyés et réduits en cendres tout au long du 20ème siècle. Communisme autoritaire, fascismes, guerres mondiales, rien ne nous aura été épargné. De tout cela malgré des progrès techniques et scientifiques considérables il ne reste que le chaos capitaliste et fanatico-religieux.

C’est ce modèle de société fondé sur l’inégalité politique et sociale que les gouvernements qui se succèdent défendent au nom d’une modernité derrière laquelle se cachent une ribambelle de profiteurs réactionnaires qui n’ont rien à envier aux privilégiés de l’ancien régime: les ci-devant que les petites gens devenus citoyen-nes avaient cru chasser pour toujours.

Résister et contester pour construire d’autres futurs

Les citoyen-nes ont leur part de responsabilité dans cette débâcle mondialisée: en s’en remettant, élections après élections, aux état-majors politiques, de droite comme de gauche, et aux centrales syndicales pour gérer le monde à leur place et négocier en leur nom.

Alors oui disons le sans détour il y a urgence à résister en contestant l’ordre établi avec pour objectif la construction d’un monde nouveau.

Ainsi il nous paraît nécessaire de nous opposer aux politiques guerrières et impérialistes des États, à tous les débordements et à toutes les tentatives criminelles auxquelles les pratiques politiques et religieuses quelles qu’elles soient s’adonnent, à toutes les tentatives d’ancrage dans la société de menées racistes, xénophobes et fascistes, ainsi qu’à l’état d’urgence, aux lois sécuritaires et liberticides.

Lutter contre tous les discours identitaires, racistes, religieux, nationalistes, fascistes nous impose de nous engager autour des valeurs suivantes:

  • l’égalité économique et sociale,
  • la défense des droits des femmes contre le patriarcat,
  • la défense de la laïcité,
  • la dénonciation des discours nationalistes et xénophobes d’où qu’ils viennent,
  • la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous
  • la perspective d’une société débarrassée de tous les systèmes de domination,
  • une société que nous voulons, autogestionnaire et solidaire…

Cette construction d’un autre futur ne passera pas par une primaire à gauche ou autre incantations désespérée. Faire de la politique autrement passe par encourager et développer la capacité d’auto-organisation des collectifs d’individu-es, qui se battent pour gagner le pouvoir de décision sur leurs vies. L’avenir c’est l’auto-organisation et l’autogestion étendues à tous les domaines de la vie sociale pour que personne ne décide à notre place.

Cela nécessite une révolution radicale de la vie politique comme l’instauration de mandats révocables et la déprofessionalisation des activités politiques. Cela nécessite de remplacer la représentation par la délégation à tous les niveaux de la vie sociale, dans les entreprises, dans les quartiers et les écoles.

Ensemble, pensons et construisons la Révolution sociale et libertaire !


Groupe Albert Camus

Organisation Anarchiste Toulouse (organisation_anarchiste@infosetanalyseslibertaires.org )

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http://toulouse-anarchiste.org

http://infosetanalyseslibertaires.org

Solidarité avec les syndicalistes ex-Goodyear

Criminaliser le mouvement social ne présente aucun problème aux nantis et à celles et ceux qui s’autoproclament les « dirigeants », qu’ils soient à la tête d’entreprises ou à la tête des États. Des ex-salariés de Goodyear viennent d’être condamnés à neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré, entre le 6 et le 7 janvier 2014, deux cadres de leur entreprise.

Présente lors du rassemblement de soutien du 21 janvier devant la Préfecture de l’Isère, la Liaison Grenoble de l’Organisation Anarchiste continue à réclamer l’arrêt des poursuites en l’encontre de ces militants syndicalistes. Ici, comme à Air France, les capitalistes et les dirigeants d’un système inique et corrompu, fondent l’unité nationale du profit, celle de la classe des privilégiés contre la classe des exploités.

Refusons l’ « injustice » et toutes les discriminations ! Luttons pour le fédéralisme, l’autogestion et la justice sociale !

Organisation Anarchiste  Grenoble (février 2016)

9 mars 2016 : début d’une lutte prolongée ?

Le gouvernement « socialiste » poursuit sans répit la marche en avant de la société libérale et sécuritaire par le biais de lois, décrets ou réformes antisociales, tout un arsenal qui renforce les pouvoirs de la minorité bourgeoise dominante et précarise encore plus les exclus et les exploités de toutes sortes.

La Liaison Grenoble de l’Organisation Anarchiste dénonce l’inefficacité des journées « de mobilisation » ou de « grève » sans lendemain. Malheureusement, le 9 mars, n’échappe pas à cette règle.Être nombreux dans la rue n’a de sens que si nous nous y maintenons jusqu’à l’obtention de résultats et de victoires : retrait de toutes les lois et décrets qui nous pourrissent la vie et qui nous livrent pieds et poings liés aux requins du libéralisme, de la social-démocratie et de la finance mondialisée.

« Que fait-on là ? »

« Pourquoi se déplacer aujourd’hui et pas un autre jour ? »

« Ne sommes-nous pas les simples pions d’une partie engagée par les bureaucraties syndicales ? »

Les choses ont le mérite d’être claires. Soit nous reconsidérons les modes d’organisation de nos luttes en y insufflant plus d’autogestion, plus d’autonomie, plus de radicalité, soit nous avalerons toutes les « crapuleries » du Pouvoir sans broncher. Une nouvelle fois, il est nécessaire de  réactiver les principes de l’action directe des ouvriers et des employés face aux attaques répétées de l’État et du Patronat. La Résistance ouvrière autogestionnaire en est la traduction sur le plan pratique car elle conduit le mouvement de masse à rendre coup pour coup à l’ennemi.

Dès aujourd’hui nous   nous   mobilisons   pour la victoire. Dans une société où les privilèges existent toujours, la lutte des classes  doit rester le moteur des changements. Seule la grève efficace, autogestionnaire et expropriatrice, nous permettra de changer de société.

Aujourd’hui dans la rue, demain on continue !

Liaison Grenoble – Organisation Anarchiste (mars 2016)

A happy « Good year »

Good year - Amiens

Criminaliser le Mouvement social ne présente aucun problème aux nantis et à celles et ceux qui s’autoproclament les « Dirigeant-e-s », qu’ils soient à la tête d’entreprises ou à la tête des Etats…
La nouvelle année nous offre d’emblée son lot de saloperies en tout genre. Des salariés sont condamnés à neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré entre le 6 et le 7 janvier 2014, deux cadres de leur entreprise : le directeur des ressources humaines et le directeur de la production.
Entre d’un côté des travailleurs qui se battent pour ne pas perdre « leur » emploi, qui veulent défendre « leur » outil de travail et de l’autre une « Direction » et des capitalistes qui privilégient toujours plus l’accroissement de leurs profits au besoin en délocalisant (cette entreprise de 1 143 salariés sera fermée quelques jours après), l’In-Justice a tranché.
La détresse sociale des uns n’a dans la balance de tous ces systèmes inégalitaires aucun poids face à la morgue des autres.
Deux ans de taule dont neuf mois fermes voilà le verdict des juges, la « justice » des représentants de la bourgeoisie, des capitalistes et de l’Etat.
Quelques heures de séquestration pour deux « responsables » alors que plus de mille salariés allaient être jetés à la rue, ce n’est pas grand-chose, ce n’est rien ! Ce n’est que la traduction d’une saine colère de travailleurs qui luttent contre l’injustice, le cynisme et la manifestation de la délinquance patronale.
Ici, comme à « Air France », les capitalistes et les dirigeants d’un système inique et corrompu, fondent l’unité nationale du profit, celle de la classe des nantis contre la classe des exploité-e-s.
Deux chemises déchirées ou quelques heures de séquestration, « c’est La violence en actes », ou du moins c’est ce que veulent nous faire avaler les profiteurs et les gens de Pouvoir.
La violence des licenciements, des délocalisations, du système de profit, celle de la guerre que mène la classe des exploiteurs contre celle des exploité-e-s, celle qui amène des salarié-e-s à se suicider, cette « violence là » pour les gouvernants et leurs acolytes elle est « légitime ».
Alors, qu’attendent les organisations syndicales pour passer à l’offensive ? Comment peuvent-elles se satisfaire de ce silence assourdissant ? Seules des « déclarations de principes », des « messages tweeters »… Voilà l’arsenal de réponses, lesquelles à coup sûr ne sont pas à la hauteur. Les organisations syndicales font le gros dos alors qu’elles devraient passer à l’offensive. Abandonner le terrain de la lutte sociale pour se complaire dans le silence feutré et complice des salons du « partenariat », voilà de quoi inquiéter celles et ceux qui continuent à considérer la guerre de classe comme l’unique alternative contre ce système corrompu…
Les anciens, celles et ceux de la « Commune » avait mis en musique des paroles lourdes de sens, des paroles qui ont en ce début 2016 ont une résonance toute particulière :
« C’est la lutte finale, groupons-nous et demain l’internationale sera le genre humain
Il n’est pas de sauveurs suprêmes, ni Dieu ni César ni tribun. Producteurs sauvons-nous nous-mêmes ! Pour que le voleur rende gorge…soufflons nous-mêmes notre forge, battons le fer quand il est chaud…L’état comprime, la loi triche …Nul devoir ne s’impose aux riches, le droit du pauvre est un mot creux
L’égalité veut d’autres lois, pas de droits sans devoirs dit-elle, …Egaux pas de devoirs sans droit.
Paix entre nous guerre aux tyrans… Ouvriers paysans, nous sommes le grand Parti des travailleurs… La terre n’appartient qu’aux hommes, l’oisif ira loger ailleurs…
Hideux dans leur apothéose, les rois de la mine et du rail n’ont-ils jamais fait autre chose que dévaliser le travail ? En réclamant qu’on le lui rende, le Peuple ne veut que son dû »

Perpignan le 14 janvier 2016
Groupe Anarchiste Puig Antich
contact@groupe-puig-antich.info